L’article propose une définition claire et structurée des systèmes de build. Un système de build est un outil qui permet de définir et exécuter des transformations de données d’entrée en données de sortie, en mémorisant les résultats via un cache pour éviter de refaire des calculs inutiles. Ces transformations, appelées règles ou étapes, forment un graphe de dépendances. Un build est dit correct si les résultats incrémentaux sont identiques à ceux d’un build complet, et minimal si seules les étapes nécessaires sont réexécutées.
Les systèmes de build peuvent être inter-processus (exécution de commandes externes) ou intra-processus (appels de fonctions internes), avec des mécanismes de suivi des dépendances soit déclaratives (tout est spécifié à l’avance), soit dynamiques (dépendances inférées à l’exécution). Ils peuvent aussi être hermétiques (isolés des dépendances système) ou reproductibles (mêmes résultats dans n’importe quel environnement). L’article explore aussi des concepts comme le cache distant, la détection des rebuilds, et donne des exemples concrets (Make, Bazel, React, Docker, etc.), tout en soulignant les défis comme la gestion des dépendances dynamiques ou la traçabilité des entrées/sorties.
Une lecture utile pour comprendre les enjeux et les nuances des outils qui automatisent la compilation et la génération de projets logiciels.
En 2026, jusqu’à 79 % des tâches traditionnellement confiées aux développeurs juniors pourraient être automatisées par l’IA, remettant en cause les méthodes de formation classiques (syntaxe → implémentation → architecture). Le marché de l’emploi junior se contracte (-40 % à -46 % d’offres selon les pays), mais le vrai défi est pédagogique : former des profils capables de concevoir et d’évaluer des architectures logicielles, plutôt que de simplement produire du code. Les juniors doivent désormais maîtriser l’architecture, les patterns de conception, l’infrastructure et l’audit de code dès le début de leur apprentissage, l’IA prenant en charge la syntaxe. Des expérimentations émergent, comme l’introduction du System Design dès les premières semaines ou l’utilisation de l’IA comme outil d’apprentissage critique. Sans cette inversion, les juniors risquent de devenir des copier-colleurs rapides, générant du code qui "marche" en démo mais accumule dette technique et bugs en production. L’enjeu : éviter une génération de développeurs coincés au niveau débutant, incapables de devenir seniors. Pour les managers, cela implique de repenser le mentorat, de privilégier la qualité à la quantité, et d’encourager l’apprentissage par l’échec et l’analyse. Les écoles et entreprises pionnières (comme Columbia Engineering) testent déjà ces approches, mais la France reste en retard. La question n’est plus de savoir s’il faut changer, mais comment s’y prendre.
Dembrandt est un outil open source en ligne de commande qui permet d'extraire des tokens de design (couleurs, typographie, espacement, ombres, etc.) à partir de n'importe quel site web, en les convertissant en un système de design compatible avec les normes W3C. Il est utile pour les designers, développeurs et équipes pour auditer des applications, générer des références de tokens, effectuer des recherches concurrentielles, et plus encore. L'outil est rapide, personnalisable via des options en ligne de commande, et peut traiter plusieurs pages. Il est disponible sur npm et GitHub.
Via https://korben.info/dembrandt-extraction-design-system-cli.html
Ce guide expert partage un retour d'expérience sur l'utilisation de Claude Code, une IA générative, pour améliorer sa pratique du développement. L'auteur explique comment repenser son approche pour tirer pleinement parti de l'IA, en insistant sur l'importance de la précision dans les requêtes, de l'itération progressive et de la collaboration avec l'IA pour le débogage. Il détaille également la configuration optimale de l'environnement, notamment l'intégration avec VS Code et les extensions complémentaires recommandées. L'article aborde les fondamentaux de l'interaction avec l'IA, les techniques avancées et les limites à connaître pour une utilisation efficace.
L'article explore les défis de financement des projets open source à l'ère des LLM, illustré par le cas de Tailwind. La documentation, autrefois source majeure de trafic et de revenus, voit son importance diminuer face à l'essor des assistants IA. Tailwind refuse d'optimiser sa documentation pour les LLM, craignant une baisse supplémentaire de trafic et de revenus, ce qui a conduit à des licenciements. Cependant, cette stratégie pourrait s'avérer non viable à long terme, car les développeurs se tournent vers les LLM pour accéder aux informations. Le débat dépasse Tailwind, touchant d'autres projets open source comme Nuxt, et soulève des questions sur la monétisation des outils open source dans un paysage technologique en mutation.
Ce tutoriel explique comment automatiser des sauvegardes sur un disque externe en utilisant udev pour détecter le branchement du disque et rsync ou BorgBackup pour effectuer la sauvegarde. Il détaille les étapes pour identifier le disque, créer un script de sauvegarde, configurer udev pour déclencher le script, recharger les règles udev et tester le processus. Le script de sauvegarde enregistre les logs pour vérifier le bon déroulement de l'opération.
Cet article remet en question l'idée reçue que Kubernetes est uniquement utile pour les grandes entreprises comme Netflix ou Google. Il rappelle que les problématiques d'infrastructure (tolérance aux pannes, déploiements fréquents, flexibilité, etc.) existent dès qu'une équipe gère plusieurs applications en production, indépendamment de la taille de l'entreprise. L'auteur décrit les solutions utilisées avant Kubernetes, comme le load balancing avec HAProxy et Keepalived, et les défis liés au service discovery et aux rollouts, soulignant la complexité de ces tâches sans un outil comme Kubernetes.
"EPOCH" de Stéphane Fosse est un livre retraçant l'histoire de l'informatique à travers 350 technologies, de 1703 à 2025. Organisé par décennies, il explique chaque innovation dans son contexte, offrant une vision d'ensemble rare. Disponible gratuitement en PDF et EPUB sous licence CC BY-SA 4.0, il est aussi en vente en version papier (25€). Un projet soutenu par des dons pour promouvoir la culture libre.
L'article explique une technique de manipulation d'emails via des règles CSS et HTML. Un email apparemment innocent, envoyé à un manager (Nicolas), contient un message caché qui n'apparaît qu'après transfert. Lorsque Nicolas transfère l'email à Martin, le client de messagerie (Outlook) modifie la structure HTML, révélant le message caché. Cette technique, appelée "email Kobold", exploite les failles des clients mails anciens pour afficher des contenus malveillants. Microsoft a été informé en 2024 mais n'a pas corrigé le problème. L'article recommande la prudence avec les emails transférés et renvoie vers un article détaillé de Lutra Security.
Pascal Martin, conférencier introverti, explique pourquoi la scène est l'endroit idéal pour lui. En tant que speaker, il interagit avec le public de manière floue, évite les improvisations et les échanges en groupe, et profite d'un environnement où les autres viennent vers lui. Les conférences offrent aussi des espaces calmes pour les speakers. Il encourage les introvertis à oser monter sur scène, car être speaker peut être une expérience enrichissante malgré l'introversion.
Ploum dénonce la "merdification" de YouTube, marquée par des publicités intrusives, des popups et des contenus inappropriés, et plaide pour une souveraineté numérique. Il critique la dépendance aux monopoles américains et encourage à utiliser des alternatives comme PeerTube pour partager des vidéos. L'auteur souligne l'importance pour les gouvernements européens de montrer l'exemple en matière de souveraineté technologique.
L'article explore les limites des hooks de pré-commit dans Git, en illustrant les problèmes à travers un projet Rust simple. L'auteur montre que les hooks de pré-commit, qui vérifient le formatage du code avant un commit, ne fonctionnent pas comme prévu car ils s'exécutent sur l'arborescence de travail et non sur l'index. Même en améliorant le script pour vérifier les fichiers dans l'index, l'auteur rencontre des difficultés lorsque le dépôt contient déjà du code mal formaté. L'article met en lumière les défis de l'utilisation des hooks de pré-commit pour maintenir un style de code cohérent.
L'auteur, DamyR, partage son avis sur l'utilisation de l'IA dans le domaine SRE/DevOps. Il critique l'usage de l'IA comme simple outil de complétion de code, trouvant cette utilisation inefficace et perturbante pour son flux de travail. Il préfère les solutions existantes comme les snippets et les LSP (Language Server Protocol), qu'il juge plus efficaces, fluides et personnalisables. Cependant, il reconnaît les atouts de l'IA dans d'autres contextes, comme l'aide à la correction de configurations complexes, en collaboration avec un outil comme Claude. Il encourage à utiliser l'IA de manière complémentaire plutôt que comme un remplacement des outils traditionnels.
L'article explore des stratégies pour garder son sang-froid dans des situations stressantes. Il met en avant sept leçons clés, comme accepter les réactions physiologiques, pratiquer la gestion du stress à l'avance, et utiliser des techniques de respiration pour calmer le corps et l'esprit. Ces conseils, tirés de la science et des expériences de professionnels, visent à aider chacun à rester clair et décisif sous pression.
Scott H Young explore l'importance du "taste" (goût, discernement) dans un monde où l'IA excelle dans la résolution de problèmes mais manque de jugement pour choisir les bons problèmes à résoudre. Il définit le goût comme la capacité à distinguer les bonnes idées des mauvaises et les opportunités prometteuses des impasses. Young explique que le goût peut être acquis comme une expertise, à travers la pratique, l'observation et le feedback, mais qu'il est distinct de la simple compétence technique. Il souligne que le goût repose à la fois sur l'intuition (basée sur des souvenirs de modèles passés) et la compréhension (simulations mentales). Pour développer son goût, il est essentiel de s'exposer à de nombreux exemples et de s'entraîner à faire des jugements.
Ploum enseigne un cours sur les stratégies open source à l'École Polytechnique de Louvain. Il constate que, malgré ses mises en garde contre la centralisation et ses recommandations d'alternatives, 237 de ses 238 étudiants ont choisi des projets hébergés sur GitHub. Il souligne les risques de la centralisation, illustrés par des blocages temporaires de son IP par GitHub, et rappelle des cas similaires avec Google et Apple, mettant en lumière la vulnérabilité des utilisateurs face aux monopoles.
Jake Archibald explique les complexités de CORS (Cross-Origin Resource Sharing) dans un article détaillé, retraçant son historique et ses implications de sécurité. Il souligne que les requêtes croisées sans consentement, comme les images ou les scripts, ont causé de nombreux problèmes de sécurité, notamment avec les cookies et les données sensibles. Pour illustrer ses points, il a créé un outil interactif appelé "The CORS playground". L'article explore les raisons pour lesquelles CORS est conçu de manière complexe et comment il s'intègre dans les mécanismes de récupération des navigateurs.
Nic Chan raconte son expérience avec un client qui, inspiré par des sites de grandes entreprises SaaS, a voulu adopter une "fuck off contact page" — une page de contact conçue pour décourager les utilisateurs de les contacter, en privilégiant des options comme la consultation d’une FAQ ou la redirection vers l’équipe commerciale plutôt qu’un formulaire direct. Ce type de page, efficace pour les géants du SaaS cherchant à réduire les coûts de support, est totalement inadapté pour une agence de services qui a tout intérêt à faciliter le contact pour générer des leads. Malgré les réserves de l’autrice, le client a maintenu ce choix, illustrant l’importance de bien cadrer le processus de design et d’éduquer les clients sur l’objectif réel de chaque page. Une réflexion sur l’équilibre entre esthétique, expérience utilisateur et objectifs business, avec un rappel : une page de contact doit avant tout servir à… être contacté.
L'auteur explique la conception d'une architecture d'audit en deux phases pour Symfony, visant à concilier atomicité et performance. La première phase, transactionnelle (onFlush), capture les changements de données dans la base de données, garantissant ainsi la cohérence. La seconde phase, asynchrone (postFlush), envoie les logs d'audit vers des destinations externes sans impacter les performances de l'application. L'article détaille les avantages de cette approche et les choix architecturaux clés, comme l'utilisation de la méthode onFlush plutôt que des callbacks de cycle de vie.
Cet article explique comment gérer proprement les erreurs de validation dans Symfony. L'auteur souligne que, bien que Symfony offre des outils élégants pour la validation des requêtes via les DTOs et les attributs comme #[MapRequestPayload], la gestion des erreurs par défaut reste verbeuse et inconsistante. Il propose une solution propre et moderne en utilisant le bundle Symfony Validation Response, qui transforme automatiquement les erreurs de validation en réponses JSON cohérentes et faciles à consommer pour les clients frontend. L'installation est simple et ne nécessite aucune configuration supplémentaire. L'article inclut un exemple pratique de DTO avec validation et un contrôleur, montrant comment les erreurs sont automatiquement formatées en JSON.