Quotidien Shaarli

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Hier - July 23, 2026

Le prix de la souveraineté numérique | Eventuallycoding

L’article aborde les défis concrets de la souveraineté numérique en Europe, illustrés par l’expérience d’un développeur cherchant à éviter les services américains. Malgré l’utilisation d’infrastructures européennes (Hetzner, Scaleway, Bunny.net), des dépendances critiques comme Let’s Encrypt (bloqué en Iran et Russie) ou Stripe (paiements) persistent, souvent par manque d’alternatives équivalentes. Les compromis économiques, notamment pour les services comme les emails transactionnels ou marketing, révèlent un écart de coût significatif entre les solutions européennes (0,25 €/1 000 emails chez Scaleway) et américaines (jusqu’à 0,10 €), rendant la transition difficile sans sacrifier la rentabilité.

L’auteur souligne l’absence d’alternatives européennes performantes pour des services essentiels, comme les solutions de paiement ou les plateformes d’emails marketing, malgré l’émergence de nouveaux acteurs (Creem.io, Paddle, Mollie). Le choix de renoncer à la souveraineté pour des raisons économiques est évoqué comme une réalité immédiate, bien qu’une solution à long terme (comme la création d’un opérateur email open source) soit envisagée. L’article met en lumière les limites actuelles des infrastructures européennes face à la domination des acteurs américains, même dans une démarche volontariste.

Pourquoi je ne fais pas d'open source sur Writizzy | Eventuallycoding

L’auteur, développeur de Writizzy, explore les dilemmes liés à l’ouverture du code de son produit, malgré son attachement à l’open source et ses avantages (contribution à l’écosystème, transparence, visibilité accrue). Il souligne que l’open source peut servir de levier marketing et favoriser une distribution plus large, comme en témoignent des plateformes comme Ghost, WordPress ou GitLab, où des acteurs économiques profitent de l’écosystème sans toujours contribuer en retour.

Cependant, il craint que Writizzy, s’il devient open source, ne subisse une exploitation commerciale disproportionnée par des tiers, captant une partie des revenus générés sans participer à la maintenance ou à l’amélioration du projet. Cette crainte s’appuie sur des exemples comme Substack ou Beehiiv, dont les modèles économiques reposent sur des logiciels non open source, tandis que Ghost, open source, génère une économie parallèle estimée entre 15 et 25 millions de dollars, dont une partie échappe à l’éditeur.

Face à ce dilemme entre éthique et viabilité économique, l’auteur envisage deux options : adopter une licence restrictive limitant l’usage commercial ou accepter cette dynamique sans garantie de retour sur investissement. Il souligne que Ghost, en tant qu’organisation sans actionnaires, peut se permettre cette approche, mais que pour un projet personnel, la question reste ouverte.