L’article critique l’opposition systématique entre écologie et souveraineté numérique, en comparant cette tendance à l’erreur stratégique passée de la sortie du nucléaire en Europe. L’auteur souligne que refuser les datacenters en France, par exemple, ne réduit pas la demande globale en calcul, mais déplace simplement cette consommation vers des régions où l’énergie est plus carbonée et moins régulée, aggravant ainsi l’impact écologique.
Bien que la croissance du numérique pose des défis environnementaux majeurs, avec une empreinte carbone en hausse (passée de 2,5 % à 4,4 % en France), l’auteur nuance son propos en rappelant les bénéfices potentiels de l’IA et du numérique pour optimiser les énergies renouvelables, la médecine ou la logistique. Il met en garde contre une opposition simpliste qui ignorerait ces avantages, tout en reconnaissant les risques liés à l’industrie des datacenters, comme la dépendance aux énergies fossiles ou l’épuisement des ressources minières.
L’auteur plaide pour une approche équilibrée, combinant sobriété numérique et maîtrise des infrastructures critiques, afin d’éviter de reproduire les erreurs du passé et de préserver à la fois la transition écologique et la souveraineté technologique.
L’auteur exprime son rejet de l’IA générative, principalement en raison de son impact écologique et éthique. Il souligne l’énorme consommation énergétique et hydrique des data centers, ainsi que l’extraction massive de terres rares pour les serveurs, aggravée par un renouvellement annuel des équipements. Il critique aussi l’usage massif de l’IA, même en phase d’inférence, qui multiplie ces problèmes malgré une consommation moindre par rapport à l’entraînement des modèles.
Il dénonce également les conditions de travail des personnes chargées d’étiqueter les données, souvent sous-payées dans des pays pauvres et exposées à des contenus traumatisants. L’auteur évoque aussi le pillage des données pour entraîner les IA, comparant le traitement judiciaire inégal entre les particuliers et les grandes entreprises, qui bénéficient d’une impunité relative malgré des pratiques similaires au piratage.
Enfin, il pointe du doigt l’aspect capitaliste de l’IA, avec des investissements colossaux et des valorisations boursières démesurées, reflétant une logique de profit au détriment des considérations sociales et environnementales.
Louis Derrac aborde dans cet article la nécessité de repenser l’éducation au numérique pour éviter de simplement accompagner sa massification sans critique. Il souligne que l’enseignement actuel, souvent réduit à une simple adaptation aux outils numériques dominants (GAFAM, plateformes oligopolistiques), ignore les enjeux écologiques, sociaux et politiques de cette numérisation. Selon lui, éduquer au numérique implique de questionner ses impacts, ses infrastructures centralisées et ses effets aliénants, plutôt que de le présenter comme une fatalité.
L’auteur propose le concept de numérique acceptable, plus radical que le numérique responsable, car il reconnaît explicitement les coûts cachés du numérique (écologiques, sociaux) et refuse de le considérer comme neutre ou inévitable. Il défend une éducation technocritique, politique et émancipatrice, visant à former des citoyens capables de comprendre, critiquer et transformer ces outils plutôt que de les subir.
En pratique, Derrac oppose une approche consumériste et aliénante (comme l’enseignement des usages de Google) à une démarche contributrice et libératrice, encourageant des alternatives comme les moteurs de recherche éthiques ou la lutte contre le capitalisme de surveillance. Son objectif est de rendre l’éducation au numérique à la fois critique et constructive, en alignant ses méthodes sur les valeurs de soutenabilité et d’intérêt général.
L’article argue que l’intelligence artificielle, souvent présentée comme une solution aux défis climatiques, a un impact écologique majeur caché qui passe par une consommation d’énergie et d’eau croissante (les centres de données pourraient consommer jusqu’à ~945 TWh d’ici 2030) et l’exploitation de ressources non renouvelables pour les puces, le tout rendu obscur par le manque de transparence des grands acteurs technologiques ; il souligne aussi que l’IA peut apporter des bénéfices environnementaux ciblés mais que sans transparence, sobriété numérique et régulation, sa croissance exponentielle risque d’épuiser les limites planétaires réelles, faisant de 2026 une année charnière pour redéfinir son déploiement.
Ce billet explore le concept de Carbon Aware Computing pour réduire l'empreinte carbone des sites web. L'auteur critique le greenwashing courant (badges verts, modes sombres) et propose une approche technique concrète. Il explique comment il utilise les données en temps réel de RTE (Réseau de Transport d'Électricité) pour adapter la consommation énergétique de son site. Un service Symfony, le CarbonAwareService, récupère ces données et gère les cas de défaillance via un mode dégradé. Selon l'intensité carbone du réseau, le site active des modes "Éco" ou "Critique", modifiant subtilement l'interface utilisateur pour informer et adapter la consommation.
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Des réflexions intéressantes
Les conférences résumées :
- Les femmes dans vos équipes tech
- Rendez les états impossibles inatteignables dans vos frontends
- Sustainable by design
- Alice au pays d’Opentelemetry
- Débuter dans l'accessibilité numérique
Encore un beau texte de Ploum
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Pour ceux qui se préoccupent de ce qu'ils mangent... et de sa provenance