Ce billet de blog résume le troisième et dernier jour de la conférence DevoxxFR 2026, marqué par la présentation d’une session sur le scheduling dans Kubernetes par l’auteur. L’intervention, axée sur la simplification de concepts comme les requests, limits, QoS et PriorityClasses, a été saluée pour sa clarté, son humour et ses démos techniques réussies, avec une note moyenne de 4,91/5. L’auteur évoque aussi son expérience sur scène, entre stress et satisfaction, ainsi qu’un enregistrement au Studio Devoxx où il a discuté de Kubernetes et de son livre.
La journée a également inclus une conférence sur l’optimisation de la JVM dans Kubernetes, abordant des thèmes comme le warmup, la compilation tiered, l’impact des ressources CPU sur le démarrage des applications Java, et les évolutions récentes de Java pour mieux s’adapter aux conteneurs. L’auteur souligne l’importance des fondamentaux et des démonstrations pratiques pour illustrer ces concepts.
Enfin, le billet reflète l’épuisement post-conférence et la satisfaction d’avoir partagé des connaissances techniques de manière accessible, tout en notant l’engagement positif du public et des retours encourageants.
Deuxième journée orientée vers des retours d’expérience concrets autour de l’IA et de son industrialisation, avec un fil conducteur clair : privilégier des approches pragmatiques, bien dimensionnées et intégrées à l’écosystème existant plutôt que des solutions “tout gros modèle”. Un exemple marquant est l’usage de petits modèles spécialisés (SLM/TLM) combinés à du RAG et une orchestration légère pour gérer un support client efficacement sans explosion des coûts.
Un autre point fort concerne l’“agentic coding” vu comme un sujet de platform engineering : son adoption à grande échelle impose de repenser workflows, gestion du contexte et standardisation via des outils ou marketplaces internes, avec une approche spec-driven (spécifications versionnées lisibles par humains et machines).
La journée aborde aussi des problématiques d’infrastructure à grande échelle (ex. gestion de centaines de millions d’emails) et des réflexions plus larges sur le rôle politique de la tech, tout en restant ancrée dans des retours terrain et des outils concrets pour les devs et ops.
Compte-rendu du premier jour de DevoxxFR 2026 marqué par une forte présence de l’IA le matin, puis des sujets plus variés l’après-midi, mêlant technique, retours d’expérience et thématiques humaines. La keynote d’ouverture insiste sur une approche critique de l’IA : elle amplifie les capacités humaines mais reste biaisée, coûteuse et dépendante du jugement humain, loin d’une intelligence générale autonome.
Plusieurs interventions montrent l’impact concret de l’IA sur les pratiques : dans les échecs, elle devient un outil d’apprentissage qui élève le niveau global plutôt qu’un simple adversaire ; dans le développement, elle permet d’explorer des approches “spec-driven”, même si les formats pratiques peuvent être victimes de leur succès. Un talk technique sur une base de données analytique détaille la chaîne complète d’exécution (parsing, optimisation, planification), illustrant la complexité et les gains de performance des moteurs modernes.
Les sessions plus transverses apportent des réflexions utiles sur le travail et l’organisation : une intervention sur le rapport au temps souligne les effets négatifs de l’accélération et du multitâche, ainsi que le paradoxe d’une IA censée faire gagner du temps mais qui tend à augmenter la charge de travail. D’autres formats, comme un quiz Kubernetes, rappellent l’importance de revisiter ses connaissances, même sur des sujets maîtrisés.
Enfin, des sujets humains et organisationnels sont abordés, notamment la maternité dans la tech, avec des pistes concrètes pour améliorer l’inclusion et les conditions de travail. L’événement met aussi en avant l’importance des échanges informels (“hallway track”) et des discussions entre pairs, considérés comme une part essentielle de la valeur de la conférence. (
Le jour 3 a commencé par une keynote sur l'informatique quantique par Fanny Bouton d'OVHcloud, qui a expliqué que la suprématie quantique n'est pas attendue avant 15 à 30 ans. Elle a souligné l'importance de la formation et l'existence de six types d'ordinateurs quantiques en France. Ensuite, Thibaut Giraud a discuté des capacités des LLM (Large Language Models), notamment leur compréhension limitée mais non nulle. Laetitia Avrot a présenté des fonctionnalités méconnues de PostgreSQL à travers une mise en scène claire et amusante. L'auteur a manqué une session sur les tests de charge mais a participé à "Speechless", un exercice d'improvisation. L'après-midi a été écourtée par un départ anticipé, mais il a eu des discussions enrichissantes et a remercié l'équipe d'organisation et les sponsors.
Après une soirée tardive, l'auteur a eu du mal à se lever et a manqué la première keynote du jour 2. Il a assisté à une présentation sur l'attaque xz utils et a lui-même donné un talk sur Kubernetes. Il a raté un talk sur TDD et IA, mais a assisté à une conférence sur les problématiques produit dans les grandes entreprises tech. Il a également participé à un quiz sur les conteneurs, manqué un talk sur Infisical, et assisté à un panel de staff engineers. Tout au long de la journée, il a eu des discussions enrichissantes avec diverses personnes, ce qui l'a empêché d'assister à tous les talks prévus.
Les conférences :
- L’IA n’existe pas : Luc Julia a critiqué l'idée de révolution de l'IA, soulignant son évolution continue et le rôle crucial des humains derrière les technologies.
- Github Copilot : Kim-Adeline Miguel et Sandra Parlant ont démontré les nouvelles fonctionnalités de Github Copilot, notamment le chat immersif et les revues de code automatisées.
- Ne perdez plus vos photos de vacances (ou tout autre fichier important) : J'ai présenté des stratégies pour sauvegarder et protéger les fichiers importants, recevant des retours positifs et des suggestions pertinentes.
- Comment nous avons transformé les Restos du Coeur en Cloud Provider : Julien Briault et Stéphane Trognon ont partagé la transformation des Restos du Coeur en fournisseur de cloud grâce à OpenStack et Kubernetes, réduisant les coûts et améliorant l'efficacité.
- Ça marche dans mon .devcontainer : Benoit Moussaud a présenté les avantages des environnements de développement en conteneurs, soulignant leur utilité pour l'onboarding et la gestion des versions.
- Burrito est un TACoS : une alternative open-source à Terraform Cloud : Luca et Lucas ont introduit Burrito, une alternative open-source à Terraform Cloud, qui améliore la gestion de l'infrastructure as code avec des fonctionnalités avancées.