L'article aborde la modélisation des périodes de rétention des données personnelles dans le cadre du RGPD, en soulignant les limites d'une approche simpliste basée sur une seule colonne deleted_at. Il met en évidence que différentes entités liées à un même individu (client, commande, facture) ont des cycles de vie distincts et des obligations légales de conservation qui ne peuvent être gérés par une seule date de suppression.
La solution proposée consiste à créer des politiques de rétention explicites pour chaque contexte de donnée, dissociant clairement la décision de suppression de la simple inactivité de l'utilisateur. Cela permet de représenter de manière granulaire les raisons pour lesquelles une donnée doit être conservée ou supprimée, offrant ainsi une meilleure traçabilité et conformité.
Cette approche vise à remplacer les requêtes SQL implicites et difficiles à tester par des objets de décision inspectables et testables. Ces objets indiquent le statut de rétention (éligible, bloqué, programmé, déjà oublié), la raison associée et la date d'éligibilité éventuelle, rendant la politique de suppression transparente et gérable.
L’article de Stéphane Klein aborde la certification Hébergeur de Données de Santé (HDS), un sujet qu’il explore pour aider un ami professionnel de santé souhaitant migrer son application de gestion de patients vers un hébergeur conforme. L’auteur clarifie d’abord le cadre légal : toute structure manipulant des données de santé à caractère personnel (antécédents, diagnostics, ordonnances, etc.) doit être certifiée HDS ou agréée, selon l’article L.1111-8 du Code de la santé publique.
Il détaille ensuite la notion de donnée de santé (DDS), distinguant celles qui le sont par nature, par croisement ou par usage, et soulignant que même des informations indirectes (comme un motif de consultation) peuvent entrer dans ce cadre. Klein insiste sur la difficulté de l’anonymisation : une donnée est considérée comme personnelle dès qu’une ré-identification est raisonnablement possible, même sans identifiant explicite.
Enfin, il établit un lien avec les PII (Personally Identifiable Information) : toute DDS est une PII, mais l’inverse n’est pas systématique. L’article met en lumière les enjeux techniques et juridiques pour les développeurs et hébergeurs, notamment la nécessité de sécuriser les données contre les risques de ré-identification, un défi central pour la conformité RGPD et HDS.
European Alternatives propose une plateforme pour identifier des alternatives européennes à des services et produits numériques courants, comme les solutions cloud ou SaaS. Le site met en avant l'importance de soutenir les entreprises locales, soulignant les retombées économiques (emplois, taxes) et la conformité aux réglementations européennes, notamment le RGPD, la TVA et les normes juridiques harmonisées au sein de l'UE. Il recense des alternatives dans divers domaines (hébergement, messagerie, moteurs de recherche, etc.) et encourage les utilisateurs à contribuer en suggérant de nouveaux services.
Cet article remet en question le slogan souvent répandu "La conformité n’est pas de l’accessibilité". Les auteurs expliquent que, bien que ce slogan soit séduisant et partiellement vrai, il est réducteur et peut prêter à confusion. Ils soulignent que la conformité aux référentiels comme le RGAA est essentielle pour garantir une base d'accessibilité minimale, permettant aux personnes handicapées d'accéder aux services en ligne sans difficultés majeures. L'article illustre également, à travers une expérience vécue, que l'expérience utilisateur peut parfois contredire les évaluations d'experts, mais cela ne remet pas en cause l'importance des normes d'accessibilité.
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