L'article aborde la modélisation des périodes de rétention des données personnelles dans le cadre du RGPD, en soulignant les limites d'une approche simpliste basée sur une seule colonne deleted_at. Il met en évidence que différentes entités liées à un même individu (client, commande, facture) ont des cycles de vie distincts et des obligations légales de conservation qui ne peuvent être gérés par une seule date de suppression.
La solution proposée consiste à créer des politiques de rétention explicites pour chaque contexte de donnée, dissociant clairement la décision de suppression de la simple inactivité de l'utilisateur. Cela permet de représenter de manière granulaire les raisons pour lesquelles une donnée doit être conservée ou supprimée, offrant ainsi une meilleure traçabilité et conformité.
Cette approche vise à remplacer les requêtes SQL implicites et difficiles à tester par des objets de décision inspectables et testables. Ces objets indiquent le statut de rétention (éligible, bloqué, programmé, déjà oublié), la raison associée et la date d'éligibilité éventuelle, rendant la politique de suppression transparente et gérable.