Scott H Young explore l'importance du "taste" (goût, discernement) dans un monde où l'IA excelle dans la résolution de problèmes mais manque de jugement pour choisir les bons problèmes à résoudre. Il définit le goût comme la capacité à distinguer les bonnes idées des mauvaises et les opportunités prometteuses des impasses. Young explique que le goût peut être acquis comme une expertise, à travers la pratique, l'observation et le feedback, mais qu'il est distinct de la simple compétence technique. Il souligne que le goût repose à la fois sur l'intuition (basée sur des souvenirs de modèles passés) et la compréhension (simulations mentales). Pour développer son goût, il est essentiel de s'exposer à de nombreux exemples et de s'entraîner à faire des jugements.
L'auteur partage une réflexion sur l’importance d’expliquer un concept avant de le nommer, surtout dans un contexte technique ou d’équipe. Selon lui, partir d’un problème concret, explorer les solutions possibles et leurs implications permet à l’équipe de comprendre et d’adhérer à une approche avant même de lui attribuer un nom — souvent un « buzzword » qui peut générer des biais ou des préjugés. Il illustre cela avec l’exemple de l’architecture hexagonale, adoptée naturellement par son équipe une fois le besoin et la logique compris, alors que le terme seul aurait pu être rejeté d’emblée. L’enjeu est d’éviter que les mots ne deviennent des arguments d’autorité et de privilégier la compréhension profonde pour évaluer la pertinence d’une solution. Une pratique qui favorise la réflexion critique et l’adhésion collective.
L'auteur nous livre ses réflexions à propos de la compréhension