L’article critique l’approche traditionnelle des systèmes multi-agents en IA, qui se concentre souvent sur l’orchestration des agents plutôt que sur la modélisation du domaine métier. L’auteur souligne que les règles et contraintes (comme les seuils d’approbation) ne devraient pas être intégrées dans les prompts des agents, mais plutôt encapsulées dans un modèle de domaine bien défini. Cela permet aux agents d’agir dans un environnement structuré, recevant des retours immédiats en cas d’erreur, et favorise une autonomie plus robuste.
Plutôt que de concevoir des workflows complexes entre agents, l’article plaide pour une architecture où le domaine est modélisé en premier : processus, état, invariants et règles métier. Les agents interagissent ensuite avec ce modèle partagé, sans avoir à gérer eux-mêmes les contraintes. Cette séparation réduit les risques liés aux erreurs de compréhension des règles et évite les systèmes soit trop risqués, soit trop restrictifs.
L’auteur présente Mozaik, un framework qui adopte cette approche en introduisant un état partagé et concurrentiel pour les agents, tandis que le modèle de domaine garantit le respect des règles. L’objectif est de construire des systèmes plus fiables et évolutifs, en s’appuyant sur une modélisation précise du monde réel plutôt que sur des workflows artificiels.