L’auteur dénonce l’acceptation passive d’un monde où l’IA et les technologies addictives sont imposées comme inévitables, illustré par des exemples comme Google qui prône plus d’IA pour des populations précaires ou des événements universitaires sponsorisés par des marques favorisant des comportements néfastes. Il critique l’hypocrisie des entreprises technologiques, comme Meta, dont les produits sont conçus pour maximiser l’addiction, notamment chez les adolescents, avec une complicité assumée de leurs dirigeants.
Ploum remet en cause l’attitude des institutions, comme les universités ou les enseignants, qui normalisent l’usage des smartphones et des outils numériques sans en questionner les effets néfastes, préférant enseigner une "utilisation raisonnable" plutôt que de dénoncer ces pratiques. Il compare cette situation à des formations sponsorisées par des industries nuisibles, soulignant l’aveuglement collectif face à des modèles économiques exploitant la distraction et la dépendance.
Enfin, il pointe du doigt l’échec des régulations comme le RGPD, détournées en outils de lassitude (bannières de cookies) conçus pour décourager la résistance des utilisateurs. L’auteur conclut que la société, y compris ses élites, agit en réalité comme si elle méritait d’être manipulée, validant ainsi les stratégies des géants technologiques qui la traitent en masse de "crétins".
Louis Derrac aborde dans cet article la nécessité de repenser l’éducation au numérique pour éviter de simplement accompagner sa massification sans critique. Il souligne que l’enseignement actuel, souvent réduit à une simple adaptation aux outils numériques dominants (GAFAM, plateformes oligopolistiques), ignore les enjeux écologiques, sociaux et politiques de cette numérisation. Selon lui, éduquer au numérique implique de questionner ses impacts, ses infrastructures centralisées et ses effets aliénants, plutôt que de le présenter comme une fatalité.
L’auteur propose le concept de numérique acceptable, plus radical que le numérique responsable, car il reconnaît explicitement les coûts cachés du numérique (écologiques, sociaux) et refuse de le considérer comme neutre ou inévitable. Il défend une éducation technocritique, politique et émancipatrice, visant à former des citoyens capables de comprendre, critiquer et transformer ces outils plutôt que de les subir.
En pratique, Derrac oppose une approche consumériste et aliénante (comme l’enseignement des usages de Google) à une démarche contributrice et libératrice, encourageant des alternatives comme les moteurs de recherche éthiques ou la lutte contre le capitalisme de surveillance. Son objectif est de rendre l’éducation au numérique à la fois critique et constructive, en alignant ses méthodes sur les valeurs de soutenabilité et d’intérêt général.
L’article d’Eventuallycoding questionne le lien entre l’essor de l’IA et les vagues massives de licenciements dans la tech (273 000 prévus en 2026, 10 fois plus qu’avant le Covid). Si l’IA est souvent invoquée comme raison, l’auteur suggère qu’elle sert surtout de prétexte ("AI washing") pour masquer des erreurs de gestion. Exemples : Block (ex-Square) a triplé ses effectifs post-Covid avant de licencier 40 %, tandis qu’Oracle utilise l’IA pour justifier des restructurations. L’IA devient un outil marketing pour rassurer les actionnaires, alors que les vrais problèmes (sur-effectifs, mauvaise rentabilité) sont rarement évoqués. Une analyse critique des discours technologiques et de leurs arrière-plans économiques.
Margaret Mitchell, co-autrice de l'article "Stochastic Parrots", répond à une confusion croissante : les grands modèles de langage (LLM) comme les IA génératives sont parfois qualifiés de "perroquets stochastiques", mais cette appellation ne s'applique qu'à eux, et non à l'IA dans son ensemble. Elle souligne que l'IA englobe bien d'autres technologies (règles déterministes, algorithmes, etc.), et que le fonctionnement des LLM, basé sur des prédictions statistiques de séquences textuelles, est en réalité une prouesse technique remarquable. Mitchell défend aussi l'idée que cette métaphore, bien que critique, reconnaît implicitement l'efficacité des LLM. Un débat technique et philosophique à suivre !
L'article aborde la confusion entre les enjeux techniques et politiques du numérique. L'auteur souligne que les discussions sur les dangers des GAFAM et le capitalisme numérique sont souvent perçues comme techniques, alors qu'elles relèvent en réalité de la politique. Il critique la difficulté à expliquer ces enjeux politiques complexes, souvent évités par méconnaissance ou méfiance envers le domaine technique. L'article met en lumière la nécessité de mieux communiquer sur ces sujets pour éviter que des enjeux majeurs ne soient ignorés sous prétexte de complexité technique.
Ploum dénonce la "merdification" de YouTube, marquée par des publicités intrusives, des popups et des contenus inappropriés, et plaide pour une souveraineté numérique. Il critique la dépendance aux monopoles américains et encourage à utiliser des alternatives comme PeerTube pour partager des vidéos. L'auteur souligne l'importance pour les gouvernements européens de montrer l'exemple en matière de souveraineté technologique.
Le Hollandais Volant dresse une liste actualisée des pratiques web qui irritent en 2025, soulignant que beaucoup de problèmes persistent malgré les années. Il critique les sites trop lourds, le retour forcé de la publicité, les sites souvent inopérants comme ceux de la SNCF ou de La Poste, et les interfaces confuses où l'on tourne en rond. Il dénonce aussi les sites qui cachent des informations essentielles ou redirigent vers des réseaux sociaux, comme ceux de l'URSSAF ou de Dell. Un constat amer sur l'évolution du web.
L'article critique la gestion des formulaires en HTML, soulignant leur conception incomplète et leurs comportements inconsistants. Bien que de nouveaux éléments de formulaire aient été introduits, comme les champs email, téléphone, date et curseur de plage, ceux-ci restent basiques et ne couvrent pas des cas d'utilisation courants comme les comboboxes ou les curseurs de plage pour plusieurs valeurs. La validation intégrée, bien que pratique, manque de flexibilité, nécessitant souvent des solutions JavaScript personnalisées. L'auteur déplore le manque de standardisation pour des éléments combinés et des améliorations de style, pointant du doigt les lacunes persistantes malgré plus de dix ans depuis la recommandation HTML5.
Ploum explore dans cet article la transformation des canaux de communication en réseaux de distribution de contenu, soulignant que nous sommes de plus en plus divertis mais de moins en moins connectés. Il discute des divergences d'opinions sur le protocole ActivityPub, utilisé par le Fediverse, entre ceux qui le voient comme un outil de communication et ceux qui le considèrent comme un moyen de consommation de contenu. L'auteur critique l'idée de multiplier les comptes sur différentes plateformes, une pratique qu'il juge contraire à l'esprit de la fédération et de l'interopérabilité. Il conclut que les réseaux sociaux ne sont pas des réseaux de communication, mais des plateformes de divertissement. Il encourage tous ceux qui préfèrent les technologies ennuyeuses comme l'email ou les flux RSS à continuer à communiquer à travers elles plutôt qu'avec les réseaux sociaux.
L'auteur de ce billet critique la dépendance excessive aux géants du cloud pour l'hébergement de sites web, y compris pour les projets personnels. Il argue que l'autohébergement peut offrir une fiabilité suffisante, surtout pour des sites à trafic modéré. Il propose des solutions pour améliorer la résilience, comme la redondance des serveurs DNS, et encourage à repenser la nécessité d'une disponibilité absolue pour les petits projets.
L'auteur partage une réflexion sur le pragmatisme en développement logiciel, inspirée par le film "Whatever works" de Woody Allen. Il critique les dogmes et les débats stériles entre experts, souvent centrés sur des définitions, et plaide pour une approche plus flexible des bonnes pratiques. Il illustre son propos avec des exemples comme le TDD, la pyramide de tests et les tests en intégration continue, soulignant que l'essentiel est de s'adapter à la situation et aux besoins de l'équipe. Le temps et les résultats devraient être les seuls juges de paix, et le doute doit rester un moteur d'amélioration continue.
Dans cette BD, l'auteur explique que les bannières de cookies, bien que souvent associées au RGPD, ne sont pas imposées par ce règlement. Il détaille les cas où elles ne sont pas nécessaires et critique l'utilisation abusive de ces bannières, souvent liées à la transmission de données à des tiers. L'auteur propose des alternatives moins intrusives et compare la situation à l'expérimentation "Oui Pub". Une lecture éclairante pour comprendre les enjeux des cookies et du consentement en ligne.
Mathieu Eveillard explique pourquoi les méthodologies séquentielles (comme le waterfall) échouent systématiquement dans l’informatique de gestion, notamment à cause de l’effet tunnel : développer pendant des mois sans feedback utilisateur mène souvent à des produits inadaptés ou inutiles. Les étapes rigides (cahier des charges, appel d’offres, développement, etc.) ignorent l’incertitude des besoins réels et les erreurs d’estimation, transformant les projets en jeux de roulette russe où le client finit captif de coûts imprévus. La solution ? L’Agilité : itérer par petites étapes, valider avec les utilisateurs, et construire la confiance progressivement, plutôt que de miser sur des documents figés et des engagements irréalistes. Une critique percutante des limites du waterfall et un plaidoyer pour des approches plus flexibles et collaboratives.
L'article critique l'adoption des "passkeys" comme alternative aux mots de passe, soulignant les problèmes liés à la dépendance envers les grandes entreprises, les implémentations propriétaires complexes et la nécessité d'utiliser des smartphones. Il met en garde contre les risques pour la vie privée et la liberté, tout en remettant en question l'efficacité réelle des passkeys pour améliorer la sécurité.
Un article assez critique sur l'utilisation des IA pour les études
Tout est dans le titre
Pour améliorer la qualité de ses lectures et éviter d'être trop facilement convaincu, l'auteur suggère de chercher les critiques académiques des livres qu'on lit - il suggère plusieurs pistes pour ce faire.
Une critique argumentée du principe ouvert/fermé...
Une critique argumentée de Hugo et Tailwind