L’article Le blues de l’artisan du web de Michael V. évoque la perte de sens et d’autonomie dans le métier d’artisan du web, illustrée par son expérience chez Gandi. L’auteur, ancien développeur, décrit son attachement à l’Internet décentralisé et à l’écosystème open source, qu’il a contribué à construire via son homelab et des outils techniques. Cependant, il constate une dégradation progressive de l’entreprise, soumise aux pressions des investisseurs et aux mauvaises décisions, ce qui érode son engagement et sa motivation.
Le texte met en lumière la tension entre la passion pour l’innovation technique et la réalité des contraintes économiques, où l’âme originelle d’Internet s’efface au profit de logiques commerciales. Malgré son désenchantement, l’auteur souligne l’importance de son équipe soudée, qui a été un soutien essentiel pour surmonter ses difficultés personnelles et professionnelles.
Enfin, l’article aborde la dépression et la perte d’efficacité qui en découlent, tout en reconnaissant la chance d’avoir pu compter sur des collègues et des projets stimulants pour persévérer. Une réflexion poignante sur l’évolution du web et le coût humain de sa transformation.