L’article de GreenIT propose sept réflexes pour réduire l’impact environnemental de l’intelligence artificielle (IA), en insistant sur l’IA frugale comme solution efficace et économique. L’idée centrale est de questionner le besoin réel d’IA, notamment générative, souvent surutilisée alors que des alternatives plus simples (comme des tableaux de bord) suffisent. Par exemple, une entreprise a remplacé un LLM par un outil classique, économisant 150 kg de CO₂eq par mois, tandis qu’une autre a combiné IA symbolique et générative pour diviser par 100 ses émissions.
L’auteur recommande ensuite d’opter pour le modèle le plus petit possible, car sa taille influence directement sa consommation de ressources. Les modèles massifs, comme ChatGPT (2 000 milliards de paramètres), sont souvent disproportionnés pour des tâches courantes, où des modèles 200 fois plus légers (10 milliards de paramètres) peuvent suffire. Des études, comme celle de Luccioni et al., montrent que des modèles 60 fois plus petits restent performants, voire supérieurs pour certaines applications.
Enfin, l’article souligne que l’IA frugale permet non seulement de limiter l’empreinte écologique, mais aussi de réduire les coûts. En évitant les solutions surdimensionnées et en privilégiant des approches adaptées, les entreprises peuvent concilier performance et durabilité, tout en répondant à leurs besoins réels sans céder à la tendance du "toujours plus gros".