L’article aborde les défis concrets de la souveraineté numérique en Europe, illustrés par l’expérience d’un développeur cherchant à éviter les services américains. Malgré l’utilisation d’infrastructures européennes (Hetzner, Scaleway, Bunny.net), des dépendances critiques comme Let’s Encrypt (bloqué en Iran et Russie) ou Stripe (paiements) persistent, souvent par manque d’alternatives équivalentes. Les compromis économiques, notamment pour les services comme les emails transactionnels ou marketing, révèlent un écart de coût significatif entre les solutions européennes (0,25 €/1 000 emails chez Scaleway) et américaines (jusqu’à 0,10 €), rendant la transition difficile sans sacrifier la rentabilité.
L’auteur souligne l’absence d’alternatives européennes performantes pour des services essentiels, comme les solutions de paiement ou les plateformes d’emails marketing, malgré l’émergence de nouveaux acteurs (Creem.io, Paddle, Mollie). Le choix de renoncer à la souveraineté pour des raisons économiques est évoqué comme une réalité immédiate, bien qu’une solution à long terme (comme la création d’un opérateur email open source) soit envisagée. L’article met en lumière les limites actuelles des infrastructures européennes face à la domination des acteurs américains, même dans une démarche volontariste.