Cette page illustre une dépendance progressive à un traiteur à domicile, Mike, dont les repas pratiques et économiques ont simplifié la vie d’une famille, notamment avec un enfant. À l’origine, les plats préparés offraient un gain de temps appréciable, mais leur succès a conduit à une offre de livraison, rendant la cuisine superflue. Avec le temps, les habitudes ont évolué : la cuisine est devenue un espace inutilisé, transformé en véranda ou en salle de jeux, tandis que les légumes locaux et les petits commerces disparaissaient au profit d’une consommation standardisée.
Le récit montre comment cette dépendance s’est généralisée, réduisant la cuisine à un simple hobby marginal, comme d’autres activités traditionnelles. Les supermarchés ont adapté leurs rayons, privilégiant les snacks et les produits prêts à consommer, tandis que les artisans locaux, comme le marchand de légumes ou la boucherie Mike, fermaient leurs portes pour se concentrer sur la livraison. L’efficacité économique des grandes structures a remplacé les petites cuisines individuelles, symbolisant une perte d’autonomie et de savoir-faire culinaire.
À long terme, cette dépendance a des conséquences concrètes : hausse des prix, recours à une main-d’œuvre étrangère pour pallier le manque de cuisiniers locaux, et apparition de frais supplémentaires pour les régimes spécifiques. Le texte souligne ainsi les risques de la résilience numérique appliquée à l’alimentation, où la commodité se paie par une perte de contrôle et une vulnérabilité accrue face aux aléas économiques et sociaux.
Cory Doctorow, militant de l’Electronic Frontier Foundation (EFF) depuis 25 ans, analyse dans une récente conférence la dégradation progressive d’Internet sous l’influence des géants technologiques et des régulations étasuniennes, qu’il qualifie de « guerre de l’informatique grand public ». Malgré des victoires juridiques comme l’annulation du Broadcast Flag en 2003, il constate que les libertés numériques reculent face à la « merdification » d’un réseau de plus en plus contrôlé par des acteurs privés et des politiques restrictives.
Sa conférence au 39e Chaos Communication Congress (39C3) à Hambourg, traduite par Framalang, marque un tournant selon lui : l’émergence d’un « Internet post-étasunien », moins dépendant des États-Unis, pourrait enfin concilier innovation et autonomie technologique. Doctorow souligne que cette évolution, bien que timide, est en partie accélérée par des dynamiques géopolitiques imprévues, comme les tensions sous l’ère Trump, qui ont poussé d’autres pays à repenser leur souveraineté numérique.
Framasoft, qui diffuse cette traduction, rappelle son engagement historique dans la défense des droits numériques, notamment via la traduction des travaux de Doctorow depuis plus de 15 ans. L’article met en lumière l’espoir d’un Internet plus ouvert, où les utilisateurs retrouveraient un contrôle accru sur leurs outils technologiques, tout en soulignant les défis persistants pour y parvenir.
Ploum dénonce la "merdification" de YouTube, marquée par des publicités intrusives, des popups et des contenus inappropriés, et plaide pour une souveraineté numérique. Il critique la dépendance aux monopoles américains et encourage à utiliser des alternatives comme PeerTube pour partager des vidéos. L'auteur souligne l'importance pour les gouvernements européens de montrer l'exemple en matière de souveraineté technologique.
L'article explore les stratégies pour développer des plateformes pérennes, en se basant sur l'exemple de Writizzy. Il met en avant l'importance de la réversibilité, en permettant aux utilisateurs d'exporter facilement leurs données et d'utiliser leur propre nom de domaine. L'auteur souligne aussi l'importance de prévenir la "merdification", c'est-à-dire l'évolution négative des produits due aux pressions économiques et internes. Il propose de construire uniquement ce qui est nécessaire et d'évoluer de manière mesurée, sans recourir à des investisseurs externes. L'interopérabilité et la décentralisation sont également évoquées comme des solutions pour assurer la durabilité des contenus.
Violent mais si vrai