L’article interroge la qualité croissante des logiciels et l’impact de l’IA sur leur fiabilité, dans un contexte marqué par des failles de sécurité fréquentes et des fuites de données. L’auteur souligne que les vulnérabilités (CVE) ont fortement augmenté depuis 2017, attribuant cette hausse à des facteurs comme la pression des mises à jour quotidiennes, l’expansion du numérique et l’intensification des cyberattaques, plutôt qu’à l’IA. Il relativise cependant ce lien, notant que les CVE reflètent aussi une meilleure détection des bugs et une industrie cyber en croissance.
L’auteur évoque des exemples concrets, comme des failles majeures chez GitHub ou des attaques contre des institutions françaises, pour illustrer la dégradation perçue de la qualité logicielle. Il critique l’idée selon laquelle l’IA serait la principale responsable, soulignant que la baisse de fiabilité précède son adoption massive et s’explique davantage par des enjeux économiques et géopolitiques.
Enfin, l’article aborde la perception selon laquelle l’IA accélérerait la production de "code de merde", une idée que l’auteur juge exagérée. Il conclut que la qualité des logiciels dépend davantage des pratiques de développement et des pressions du marché que de l’IA, tout en reconnaissant que cette dernière pourrait aggraver certains problèmes si mal utilisée.