Le numérique, bien qu'il ne soit pas intrinsèquement mauvais, a été rendu nocif à de nombreux niveaux. Il est devenu physiquement inconfortable, psychologiquement addictif et économiquement contraignant, nous privant du contrôle sur nos appareils qui sont fréquemment remplacés. Cette obsolescence programmée et la dépendance envers les fabricants nous poussent à renouveler nos équipements sans cesse, renforçant une forme de passivité et d'obéissance aux grandes entreprises.
Face à cette situation, certains se tournent vers la "fuite" numérique, explorant des alternatives comme le rétrocomputing et le technopunk. Cette approche privilégie la simplicité et la fonctionnalité, rejetant les impératifs de mise à l'échelle et de profit au profit de solutions durables et centrées sur l'utilisateur, même si elles ne supportent pas les technologies modernes les plus complexes.
La méfiance s'étend également aux réseaux sociaux, qui, malgré leur potentiel à connecter des individus aux intérêts communs, peuvent paradoxalement éloigner les proches et enfermer les communautés dans des dynamiques consuméristes. L'article suggère ainsi que se détourner de certaines plateformes peut être une étape nécessaire pour retrouver une connexion plus authentique.