Scott H Young explore l'idée que la motivation et la concentration ne sont pas des concepts distincts mais deux facettes d'un même phénomène. Selon lui, être concentré revient à être motivé à persister dans une activité, car la concentration reflète la capacité à maintenir une motivation supérieure pour une tâche donnée par rapport à ses alternatives. Cette persistance peut s'observer à différentes échelles, qu'il s'agisse de se concentrer sur un livre pendant des heures ou de s'engager dans une voie professionnelle sur le long terme.
L'auteur souligne que le manque de concentration est souvent lié à un manque de motivation intrinsèque pour la tâche en question. Par exemple, les personnes déclarant avoir des difficultés de concentration admettent se focaliser sans effort sur des activités qui les intéressent. Young applique ce raisonnement aux théories sur le TDAH, suggérant que les mécanismes sous-jacents (contrôle des impulsions ou système de récompense) affectent principalement la motivation à rester concentré sur une tâche.
Pour améliorer la concentration, Young propose d'augmenter la motivation relative pour la tâche visée ou de réduire celle pour les distractions. Bien que des incitations externes puissent aider, les récompenses et coûts intrinsèques jouent un rôle plus déterminant. Une tâche perçue comme importante ou intrinsèquement intéressante renforce naturellement la motivation à s'y consacrer.