L’article de Marcos F. Lobo identifie quatre signes révélateurs d’un mauvais design logiciel et propose des solutions pour y remédier. Parmi ces symptômes, la rigidité, qui se manifeste par un système difficile à modifier sans déclencher des réactions en chaîne, est souvent causée par un couplage excessif entre les modules. L’auteur illustre ce problème avec un exemple concret où une classe monolithique gère les frais de livraison via des instructions conditionnelles, rendant toute modification complexe et coûteuse.
Un autre problème abordé est la fragilité du code, où une modification dans un module peut entraîner des dysfonctionnements imprévus dans d’autres parties du système. Cette situation résulte généralement de dépendances cachées ou d’une logique trop interconnectée, comme l’utilisation de variables globales ou de singletons partagés entre modules. La solution proposée repose sur l’encapsulation et la séparation des interfaces pour limiter l’impact des changements.
Enfin, l’immobilité désigne l’incapacité à réutiliser des composants logiciels dans d’autres projets ou contextes, en raison d’un design trop lié à son environnement. L’auteur souligne que cette rigidité empêche une extraction efficace des fonctionnalités, souvent parce que le code mêle règles métier et détails d’implémentation.