Les détecteurs de dioxyde de carbone (CO₂) se sont popularisés pendant la pandémie de Covid-19, car ils permettent d’évaluer indirectement le risque de présence de pathogènes dans l’air en mesurant la concentration de CO₂, liée à l’expiration humaine. Bien que moins dangereux que le monoxyde de carbone, un taux élevé de CO₂ (dès 2 %) peut provoquer fatigue et maux de tête, tandis qu’un seuil critique de 5 % devient dangereux.
La détection repose principalement sur la spectrométrie infrarouge non dispersive (NDIR), exploitant l’absorption spécifique du CO₂ dans l’infrarouge à 4 260 nm. Une source lumineuse infrarouge traverse une cavité exposée à l’air, et un filtre optique isole la bande d’absorption du CO₂ avant qu’un capteur (comme une thermopile) mesure la variation de température induite par les infrarouges.
D’autres méthodes existent, mais le choix dépend du coût, de la sensibilité et de l’usage (industriel, domestique, etc.). Contrairement au monoxyde de carbone, le CO₂ ne se détecte pas par des réactions chimiques, évitant ainsi les interférences et les faux positifs.