L'article aborde le conflit entre le principe d'immuabilité de l'event sourcing et le droit à l'effacement du RGPD. Les approches traditionnelles comme la réécriture ou la suppression physique des événements sont jugées destructrices pour l'intégrité du système.
La solution proposée repose sur le concept de "forgettable payloads" : les données personnelles ne sont plus stockées directement dans les événements immuables, mais dans un espace de stockage séparé et mutable. L'événement conserve son identité et une référence vers ces données, mais la suppression du compte utilisateur implique de rendre ces données inaccessibles, sans altérer le flux d'événements.
Cette inaccessibilité est concrètement réalisée par le "crypto-shredding" des données : chaque charge utile est chiffrée avec une clé unique, et le processus d'effacement consiste à détruire cette clé. Si aucune copie de clé ou donnée en clair ne subsiste ailleurs, les données chiffrées deviennent indéchiffrables, honorant ainsi la demande d'effacement sans compromettre l'historique des événements.