Le 11 août 2026, le service Bloctel, qui permettait aux Français de s’opposer au démarchage téléphonique, a définitivement fermé ses portes, remplacé par un régime d’interdiction du démarchage sauf consentement préalable. Cinq jours plus tôt, le 6 août, une fuite de données a exposé environ 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 issus de la liste Bloctel, après un accès frauduleux à un compte professionnel. La DGCCRF a confirmé l’incident le 12 août, soulignant que la base officielle n’avait pas été piratée, mais que des fichiers échangés avec des professionnels avaient été compromis.
Cette fuite révèle les risques liés à la gestion des données professionnelles et la valeur potentielle d’un simple fichier de numéros pour les escrocs, même sans informations complémentaires. Elle survient dans un contexte où le démarchage téléphonique devient illégal par défaut, sauf preuve de consentement, marquant un tournant dans la protection des consommateurs. Les entreprises doivent désormais adapter leurs pratiques pour se conformer à cette nouvelle réglementation.
L’article détaille les actions concrètes à mener pour les particuliers, comme vérifier leur inscription sur les nouvelles listes de consentement, et pour les entreprises, qui doivent désormais prouver le consentement explicite avant tout appel. Il souligne aussi l’importance de sécuriser les accès aux données professionnelles pour éviter de futures fuites.