L’article dénonce la standardisation d’Internet sous l’ère des réseaux sociaux, qui a remplacé la créativité individuelle et l’expression personnelle par des plateformes uniformes et optimisées. L’auteur évoque son expérience des années 2000, où des outils comme MySpace permettaient de personnaliser son espace web avec du code HTML, transformant chaque profil en une œuvre unique et chaotique. Cette époque, marquée par l’expérimentation et l’authenticité, a cédé la place à des interfaces standardisées et professionnelles, vidant le web de sa dimension humaine.
L’auteur souligne que cette transition n’était pas seulement technique, mais culturelle, réduisant la diversité des expressions en ligne à une « monoculture technologique ». Il cite une analyse de Maria Farrell et Robin Berjon, comparant cette uniformisation à la sylviculture scientifique, qui a remplacé un écosystème créatif par des structures rigides et identiques. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, autrefois perçus comme des progrès, sont critiqués pour leur impact négatif sur la société, notamment en termes d’authenticité et de bien-être.
Face à ce constat, l’article appelle à une reconquête du web par ses utilisateurs, en encourageant le retour à des pratiques plus personnelles et créatives, comme le codage ou l’hébergement de sites indépendants. L’idée centrale est de « réensauvager » Internet, en restaurant sa diversité et son âme originelle, loin des algorithmes et des templates imposés.