La langue évolue, mais cela ne justifie pas de négliger son respect, comme le souligne cet article. L’auteur rejette l’excuse selon laquelle les fautes d’orthographe ou de grammaire seraient tolérées au prétexte que la langue change, comparant cette logique à une écriture phonétique ou anarchique. Il rappelle que la langue, comme tout standard (kilogramme, formats A4 ou USB), repose sur des normes facilitant la communication et l’interopérabilité, sans pour autant être figée.
L’article défend l’idée que les standards, y compris linguistiques, évoluent naturellement tout en restant utiles. Il illustre ce principe avec des exemples concrets (USB, Wi-Fi, normes industrielles) montrant que les normes s’adaptent aux besoins sans perdre leur fonction unificatrice. L’auteur souligne que l’évolution des règles linguistiques, comme celle des autres standards, est un processus collectif et non une anarchie.
Enfin, il rappelle que l’Académie française n’a pas de pouvoir coercitif, mais que les normes linguistiques émergent de l’usage commun. L’argument selon lequel « la langue évolue » ne saurait donc servir de prétexte pour ignorer les règles établies, pas plus que les standards techniques ne seraient abandonnés sous prétexte d’innovation.