HTTP, initialement conçu pour échanger des informations via l'hypertexte et le DNS, est devenu le protocole universel d'Internet, bien au-delà de son usage initial. Son évolution, marquée par des versions comme HTTP/1.1, HTTP/2 et HTTP/3, a permis des améliorations majeures comme le multiplexage des requêtes, accélérant l'accès aux ressources web malgré la croissance exponentielle des appareils connectés. Ces avancées, portées notamment par Google avec SPDY et QUIC, ont aussi favorisé la complexité croissante des sites et applications.
L'essor des terminaux connectés (smartphones, objets connectés, etc.) a amplifié cette tendance, avec une estimation de 2,7 appareils par internaute en 2024-2025. Cette multiplication des périphériques a poussé HTTP à s'adapter, mais elle a aussi contribué à une "obésité" du web, où la lourdeur des contenus web semble s'auto-entretenir avec les progrès techniques.
L'auteur souligne un paradoxe : les mises à jour du protocole, censées optimiser les performances, ont paradoxalement encouragé la création de sites toujours plus complexes et gourmands en ressources, créant un cercle vicieux où besoins et solutions techniques s'alimentent mutuellement.