L’article explique que le protocole atproto, utilisé par Bluesky, ne repose pas sur des instances comme Mastodon. Contrairement à ce que certains pensent, atproto n’implique pas de serveurs séparés gérant des communautés distinctes, mais plutôt un réseau unique où les utilisateurs publient directement sur un espace global, sans fragmentation.
L’auteur compare cette approche à l’ère des blogs et des agrégateurs RSS, où les contenus étaient centralisés dans des applications comme Google Reader, sans être "captifs" d’un serveur spécifique. Il souligne que les instances (comme dans Mastodon) sont une solution de contournement pour la décentralisation, mais qu’elles introduisent des problèmes de fédération et de confiance dans les administrateurs.
Enfin, il critique le modèle des instances, où l’identité d’un utilisateur est liée à son serveur (ex: utilisateur@instance.social), le rendant dépendant de cette entité. atproto, en revanche, évite cette contrainte en unifiant l’espace de publication.
Face à la domination écrasante des GAFAM et à leur rôle dans le capitalisme de surveillance, l’idée d’un « Airbus du numérique » européen, souvent évoquée par les politiques, est une impasse. Framasoft défend dans cet article une approche radicalement différente : plutôt que de reproduire les travers du capitalisme (centralisation, extraction de données, course à la croissance), il faut miser sur les communs numériques – logiciels libres, infrastructures décentralisées et gouvernées collectivement. Ces alternatives, portées par des associations, coopératives et collectivités, offrent une voie plus juste et durable pour reprendre le contrôle du numérique, loin des logiques de marché et de surveillance.
La BD illustre que l’« alternative » aux grandes plateformes numériques ne viendra pas d’un simple remplacement par des acteurs équivalents, mais d’un changement de modèle, en opposant une logique centralisée et marchande (domination des GAFAM, captation des données et dépendance des utilisateurs) à une approche fondée sur les communs numériques, le logiciel libre et la décentralisation, qui redonne du pouvoir aux utilisateurs et privilégie des services conçus pour l’intérêt collectif plutôt que pour la rentabilité
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