Le 11 août 2026, le service Bloctel, qui permettait aux Français de s’opposer au démarchage téléphonique, a définitivement fermé ses portes, remplacé par un régime d’interdiction du démarchage sauf consentement préalable. Cinq jours plus tôt, le 6 août, une fuite de données a exposé environ 3 millions de numéros de téléphone, dont 600 000 issus de la liste Bloctel, après un accès frauduleux à un compte professionnel. La DGCCRF a confirmé l’incident le 12 août, soulignant que la base officielle n’avait pas été piratée, mais que des fichiers échangés avec des professionnels avaient été compromis.
Cette fuite révèle les risques liés à la gestion des données professionnelles et la valeur potentielle d’un simple fichier de numéros pour les escrocs, même sans informations complémentaires. Elle survient dans un contexte où le démarchage téléphonique devient illégal par défaut, sauf preuve de consentement, marquant un tournant dans la protection des consommateurs. Les entreprises doivent désormais adapter leurs pratiques pour se conformer à cette nouvelle réglementation.
L’article détaille les actions concrètes à mener pour les particuliers, comme vérifier leur inscription sur les nouvelles listes de consentement, et pour les entreprises, qui doivent désormais prouver le consentement explicite avant tout appel. Il souligne aussi l’importance de sécuriser les accès aux données professionnelles pour éviter de futures fuites.
Cette chronique humoristique de Grise Bouille, publiée sous le titre Quand est-ce qu'on interdit les lunettes connectées ?, aborde avec satire l'émergence et les dangers des lunettes connectées, ces dispositifs constamment reliés à internet qui captent et transmettent massivement des données personnelles. L'auteur, Gee, y critique leur prétendue "intelligence" tout en soulignant leur impact sur la vie privée, un sujet déjà soulevé lors du lancement des Google Glass en 2011, abandonné en raison de leur rejet massif et de leurs problèmes techniques.
L'article rappelle que Meta (ex-Facebook) a relancé le concept en 2021 avec les Ray-Ban Meta, en collaboration avec EssilorLuxottica, combinant ainsi des acteurs américains et français dans un projet jugé peu innovant et intrusif. Gee insiste sur les risques liés au stockage des données sur les serveurs de Meta, soumis aux lois américaines comme le Patriot Act, qui permettent une surveillance étendue, y compris pour les non-Américains.
Le LocalStorage, bien que différent des cookies, est soumis aux mêmes réglementations que ces derniers en termes de protection des données personnelles selon le RGPD. Le règlement ne mentionne pas de technologies spécifiques, mais encadre toute opération de traitement de données permettant d'identifier un utilisateur, y compris via le LocalStorage. La directive ePrivacy étend ces règles à toutes les technologies de stockage ou d'accès aux informations d'un terminal. Ainsi, le consentement de l'utilisateur est nécessaire pour le stockage de données via le LocalStorage.