L’article explique l’ATProto, un protocole ouvert développé par Bluesky pour créer des réseaux sociaux décentralisés, distinct d’ActivityPub utilisé par Mastodon. Contrairement à ce dernier, l’ATProto sépare l’identité de l’hébergeur, permettant aux utilisateurs de migrer sans perdre leurs données. Bluesky n’est qu’une application parmi d’autres possibles sur ce protocole.
L’identité dans l’ATProto repose sur trois éléments clés : le handle (nom lisible et modifiable), le DID (identifiant stable et permanent) et le PDS (serveur hébergeant le dépôt). Le DID, lié à une clé publique, permet de vérifier l’authenticité des données et de changer de PDS sans perdre son identité.
L’article détaille aussi le fonctionnement technique, comme les records (données structurées) et les blobs (fichiers adressés par leur contenu), ainsi que la vérification des signatures pour garantir l’intégrité des données. Il montre comment déployer son propre PDS ou écrire une application sur l’ATProto, soulignant son approche auto-certifiée et décentralisée.
L’article explore une alternative aux monopoles des réseaux sociaux américains en proposant une approche décentralisée et ouverte, plutôt que de créer une nouvelle plateforme centralisée. L’idée centrale repose sur le protocole ATProto, qui permet une architecture décentralisée où les utilisateurs hébergent leurs données sur des serveurs personnels (PDS), échappant ainsi au contrôle des géants technologiques. Contrairement à des solutions comme Bluesky, qui reste une application américaine, ATProto sépare le protocole de l’interface, permettant à des acteurs européens comme Eurosky de proposer des services locaux tout en restant interconnectés.
L’auteur souligne que cette décentralisation redonne aux utilisateurs le contrôle sur leurs données, évitant leur exploitation par une poignée d’entreprises. Le protocole permet aussi une modularité inédite, où chaque composant (stockage, modération, visualisation) peut être personnalisé ou remplacé, favorisant l’innovation et la souveraineté numérique, notamment en Europe. Une solution qui contraste avec les modèles traditionnels, où les données sont captives des plateformes.
Bluesky se distingue des réseaux sociaux traditionnels par son architecture ouverte, basée sur le protocole ATproto. Contrairement à Facebook ou Twitter, où les données sont enfermées dans des plateformes fermées et dépendantes de décisions corporatives, Bluesky fonctionne comme un "nuage de données" centralisé mais accessible via différentes applications. Chaque utilisateur possède un identifiant unique valable sur toutes les interfaces compatibles, permettant de migrer facilement sans perdre ses contenus ou ses abonnements.
L’idée clé est la décentralisation : Bluesky n’est qu’une interface parmi d’autres pour interagir avec l’ATmosphere, un espace où les publications, likes et relations sont stockés de manière pérenne. Cette approche permet d’éviter les silos numériques et offre une flexibilité inédite, puisque l’utilisateur peut choisir son application préférée sans sacrifier son historique ou ses connexions.
L’auteure, une utilisatrice lambda, souligne que cette innovation pourrait révolutionner les réseaux sociaux en offrant une alternative plus libre et moins dépendante des géants du web. Plusieurs alternatives à Bluesky existent déjà, couvrant divers usages (vidéo, messagerie, etc.), tout en restant interconnectées grâce au même protocole.
L’article explique que le protocole atproto, utilisé par Bluesky, ne repose pas sur des instances comme Mastodon. Contrairement à ce que certains pensent, atproto n’implique pas de serveurs séparés gérant des communautés distinctes, mais plutôt un réseau unique où les utilisateurs publient directement sur un espace global, sans fragmentation.
L’auteur compare cette approche à l’ère des blogs et des agrégateurs RSS, où les contenus étaient centralisés dans des applications comme Google Reader, sans être "captifs" d’un serveur spécifique. Il souligne que les instances (comme dans Mastodon) sont une solution de contournement pour la décentralisation, mais qu’elles introduisent des problèmes de fédération et de confiance dans les administrateurs.
Enfin, il critique le modèle des instances, où l’identité d’un utilisateur est liée à son serveur (ex: utilisateur@instance.social), le rendant dépendant de cette entité. atproto, en revanche, évite cette contrainte en unifiant l’espace de publication.
Face à la domination écrasante des GAFAM et à leur rôle dans le capitalisme de surveillance, l’idée d’un « Airbus du numérique » européen, souvent évoquée par les politiques, est une impasse. Framasoft défend dans cet article une approche radicalement différente : plutôt que de reproduire les travers du capitalisme (centralisation, extraction de données, course à la croissance), il faut miser sur les communs numériques – logiciels libres, infrastructures décentralisées et gouvernées collectivement. Ces alternatives, portées par des associations, coopératives et collectivités, offrent une voie plus juste et durable pour reprendre le contrôle du numérique, loin des logiques de marché et de surveillance.
La BD illustre que l’« alternative » aux grandes plateformes numériques ne viendra pas d’un simple remplacement par des acteurs équivalents, mais d’un changement de modèle, en opposant une logique centralisée et marchande (domination des GAFAM, captation des données et dépendance des utilisateurs) à une approche fondée sur les communs numériques, le logiciel libre et la décentralisation, qui redonne du pouvoir aux utilisateurs et privilégie des services conçus pour l’intérêt collectif plutôt que pour la rentabilité
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