L’article de Stéphane Klein aborde la certification Hébergeur de Données de Santé (HDS), un sujet qu’il explore pour aider un ami professionnel de santé souhaitant migrer son application de gestion de patients vers un hébergeur conforme. L’auteur clarifie d’abord le cadre légal : toute structure manipulant des données de santé à caractère personnel (antécédents, diagnostics, ordonnances, etc.) doit être certifiée HDS ou agréée, selon l’article L.1111-8 du Code de la santé publique.
Il détaille ensuite la notion de donnée de santé (DDS), distinguant celles qui le sont par nature, par croisement ou par usage, et soulignant que même des informations indirectes (comme un motif de consultation) peuvent entrer dans ce cadre. Klein insiste sur la difficulté de l’anonymisation : une donnée est considérée comme personnelle dès qu’une ré-identification est raisonnablement possible, même sans identifiant explicite.
Enfin, il établit un lien avec les PII (Personally Identifiable Information) : toute DDS est une PII, mais l’inverse n’est pas systématique. L’article met en lumière les enjeux techniques et juridiques pour les développeurs et hébergeurs, notamment la nécessité de sécuriser les données contre les risques de ré-identification, un défi central pour la conformité RGPD et HDS.