Le Manifeste Offpunk propose une réflexion sur la déconnexion volontaire face à l’hyperconnexion généralisée, où le numérique est devenu un environnement omniprésent, voire une prison. L’auteur souligne l’émergence d’un mouvement prônant le retour à des outils non connectés (dumb phones, appareils photo analogiques, presse papier) pour échapper à cette dépendance, illustrée par des exemples comme la résurgence des cassettes ou des machines à écrire. L’idée centrale est que la résistance ne passe pas par une rébellion technologique, mais par un rejet pur et simple de l’omniprésence du numérique.
Le texte met en lumière les risques géopolitiques de cette centralisation, où l’accès à Internet devient une arme de guerre, comme le montrent les coupures imposées par la Russie en Ukraine ou les sanctions américaines ciblant des magistrats internationaux. Cette fragilité expose les individus à des exclusions arbitraires, soulignant l’urgence de préserver des alternatives non numériques pour garantir une autonomie sociale et politique.
Enfin, le manifeste s’inscrit dans une critique plus large de la dépendance aux infrastructures propriétaires, illustrée par des pannes majeures (comme le bug Microsoft de 2024) qui paralysent des secteurs entiers. L’Offpunk, incarné par ceux qui rejettent les smartphones, incarne une forme de résistance passive mais radicale, défendant la liberté de se soustraire à un système perçu comme oppressif.